Gazette reconnue d'utilité publique

Les champignons

Un, deux, trois, nous irons au Bois...

Lorsque la forêt s’habille de couleurs flamboyantes, c’est le signal pour partir à la cueillette des champignons. De septembre à Novembre, l’arrivée de la pluie malgré des températures encore chaudes, ravit les amateurs de champignons et les mycologues les plus avertis. C’est un fabuleux prétexte pour chausser ses bottes, prendre son panier et partir se promener en forêt, seul ou en famille. L'alibi idéal pour de longues ballades qui nous connectent avec dame Nature, pour respirer un bon bol d’air.

Amanites tue-mouches dans un bois du Périgord (illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

Humez, observez et n’oubliez pas de lever le nez ! Les arbres sont de formidables alliés : le cèpe si convoité, aime se nicher au pied du chêne tandis que le lactaire pousse à l’ombre du pin. Les indices sont partout, il suffit d’observer autour de soi. Les champignons s’ils nous régalent, sont aussi un ravissement pour les yeux. En forme de chapeau ou avec des silhouettes extravagantes, de couleurs camouflage ou vives, aux fragrances complexes, enivrantes ou nauséabondes, on les croirait sortis d’un conte fantastique. Alors qu’importe si l’on rentre bredouille...

La cueillette des champignons s'apparente à un véritable sport

De nombreuses associations tendent à professionnaliser cette activité qui ne doit pas s’improviser. Il est donc primordial de respecter certaines règles si l’on souhaite profiter sans risque de cette sortie. Tout d’abord, il est essentiel de bien s’équiper : bottes, panier (surtout pas de sac plastique), tenue couvrante et de couleurs vives. Un sifflet peut se révéler très utile si l'on se perd. Il faut s’assurer que le site visité est non pollué car les champignons ont la particularité d’absorber la pollution présente dans les sols. Connaitre les espèces, se documenter avant de partir permet de ne pas cueillir inutilement des champignons inconnus que l'on serait contraint de mettre à la poubelle, ou pire encore, d'ingérer par erreur en s'exposant à des risques d’intoxication. N’oublions jamais que tous les champignons ont des sosies qui sont plus ou moins toxiques. Huit espèces d’amanites sont mortelles pour l’être humain. D’autres peuvent provoquer de violents maux de ventre, des problèmes cardiaques ou de fortes hallucinations.

Après la cueillette, sauf si l'on est accompagné d’un expert, il est impératif de faire vérifier les champignons par un pharmacien. Une fois de retour chez soi, il est important de ne pas conserver trop longtemps les champignons récoltés car ils pourraient devenir toxiques en vieillissant. Il importe de les déguster dans les 48 heures. On peut aussi les conserver au congélateur, les sécher ou en faire des conserves.

Exemple de Gazette - n°5 • 16 au 22 novembre 2020